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Le 17 et 18 mars dernier, Coinaute s’est rendu au salon Virtuality 2022 afin de couvrir l’évènement. Des contenus vidéos seront disponibles très bientôt. En attendant, nous vous proposons le compte rendu d’une conférence à laquelle nous avons assisté sur l’économie du metaverse et sa régulation.

 

Les conférenciers

Cette conférence avait pour titre “Économie et régulation des metaverses”. Elle était animée par Fabien Roques, producteur du podcast Anti-brouillard et par Julien Pillot, économiste et enseignant-chercheur à l’INSEEC et au CNRS.

Fabien Roques était dans un rôle d’animateur tandis que Julien Pillot était l’intervenant. La conférence a duré environ une heure et demie et a traité de plusieurs sujets que nous allons aborder dans cet article.

 

Pourquoi investir dans le metaverse ?

Avant de parler d’économie dans le metaverse, la première question à laquelle Julien Pillot a dû répondre est celle de l’intérêt, pourquoi investir dans le metaverse ?

Selon lui, il y a un vrai momentun pour les investisseurs. D’un côté, en tant qu’économiste, il perçoit une hypertrophie de l’économie, ce qui veut dire, qu’il est actuellement beaucoup plus facile de se faire financer par les institutionnels, qui ont beaucoup d’argent à dépenser. De l’autre côté, en tant que particulier, il observe le “buzz” qu’il y a autour du metaverse.

La combinaison de ses deux facteurs rend, selon lui, l’investissement dans le metaverse intéressant.

 

À quoi ressemblera le metaverse ?

C’est la question que tout le monde se pose, à quoi ressemblera le metaverse, est-ce que nous aurons plusieurs metaverses ou bien un seul ? D’après Julien Pillot, “les metaverses seront ce que les concepteurs voudront bien en faire”.

De plus, il imagine trois limites possibles au développement du metaverse :

  • Ce qui est possible technologiquement.
  • Ce que vont laisser comme liberté les développeurs des matrices aux développeurs indépendants.
  • Ce que les développeurs indépendants souhaiteront bien créer.

 

L’économie dans le metaverse

C’était la problématique principale de cette conférence. Pour Julien Pillot, il est actuellement possible d’imaginer deux types d’économies : une transposition de l’économie réelle et une économie propre aux métaverses.

Dans un premier temps, il est probable qu’il y est une transposition de certains business dans le metaverse comme dans le jeu Second Life.

“Les enjeux économiques potentiels sont colossaux, il s’agit de créer une économie parallèle avec des ponts dans l’économie réelle”.

Dans un second temps ou alors dans le même temps, certains créeront des économies propres aux metaverses à l’aide des cryptomonnaies.

“On peut imaginer dans le futur une vie de société et une économie”.

Tout est possible dans une technologie dans laquelle il reste tout à faire. Cependant, il faut garder à l’esprit qu’il n’y a aucun intérêt pour les entreprises de rester ou d’investir dans le metaverse si c’est un investissement à perte.

Pour le moment, les secteurs d’activités qui sont présents dans le metaverses et qui sont qualifiés d’early adopter sont le domaine de la communication et du divertissement.

 

Régulation des metaverses

Mais alors, une fois qu’il y aura une vraie économie dans le metaverse, sera-t-elle régulée ?

Julien Pillot nous rappelle que le droit a toujours un temps de retard sur les utilisations. Comme avec internet, il y aura des nouveaux usages qui vont créer des zones grises qui améneront à la création de nouvelles règles.

La régulation des metaverses par les développeurs et les États sera un problème de modération. En effet, ce qui est interdit par l’État le sera également dans le metaverse.

“Je fais le pari que les États réglementeront le metaverse plus rapidement qu’ils l’ont fait avec le web 2.0”.

Malheureusement, Julien Pillot craint que le metaverse fonctionne comme les actuels magasins d’applications (Microsoft, Google, Apple store). Sa crainte est l’abus de position dominante, qu’il y est un acteur trop puissant qui abuse de sa position.

Le mot de la fin : “l’Oasis c’est la finalité, le chemin, une unification”.

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