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The Merge c’est le sujet le plus brûlant de tout l’écosystème blockchain ces dernières semaines. On en entend parler à longueur de journée et le sujet est retourné sous tous les angles. La suite de cet article vous promet d’aller à l’essentiel pour enfin comprendre ce qu’il y a d’important autour de cet événement.

Ethereum change de consensus

Le consensus est l’un des 3 éléments qui composent une blockchain : 1. Réseau 2. Consensus 3. Application

Le consensus est la méthode qui permet de déterminer qui vérifiera que le prochain bloc est conforme et qu’il peut être intégrer à la blockchain. Permettant, ainsi de sécuriser le réseau et de s’assurer que tous les blocs ont toutes les informations nécessaires pour la création de la chaîne de bloc.

Jusqu’à présent Ethereum (comme Bitcoin) utilisait le consensus de Proof Of Work (PoW). Les opérateurs de la blockchain (appelés mineurs) doivent fournir de la puissance de calcul afin de résoudre un problème mathématique complexe et pouvoir créer (miner) le prochain bloc.

Ethereum passe maintenant au Proof of Stake. C’est à dire que la méthode de consensus permettant de déterminer qui sera le prochain à valider un bloc ne repose cette fois plus sur un problème mathématique, mais sur un enjeu. Tous les validateurs (équivalent des mineurs dans une blockchain PoW) mettent 32 ETH minimum en enjeu et peuvent ainsi être sélectionnés pour valider les prochains blocs. Si jamais ils valident des blocs falsifiés ou frauduleux, ils sont pénalisés. Une partie ou tous les ETH qu’ils ont mis en gage sont alors saisis par le réseau, ils peuvent même en être banni temporairement.

Dans l’un cas comme dans l’autre, les opérateurs de la blockchain sont récompensés pour leur participation à la sécurité du réseau. Les récompenses sont distribuées aux mineurs / validateurs à chaque bloc qu’ils créent, en token natif de la blockchain concernée (ETH pour Ethereum, BTC pour Bitcoin).

Quelles conséquences ?

Certaines sont déjà actées :

    • Baisse de la consommation d’énergie nécessaire au fonctionnement du réseau Ethereum. C’est l’argument le plus souvent mis en avant par les opposants au consensus du PoW et plus largement de la blockchain. En effet, c’est un mode de consensus qui demande beaucoup de ressources énergétiques. Les ordinateurs et machines permettant de fournir de la puissance de calcul demandent de l’énergie pour fonctionner. Bien que de nombreuses solutions sont apportées à ce problème, avec le PoS la question ne se pose plus.
    • Réduction des émissions d’ETH. Dans un système PoW, les mineurs ont des coûts importants en électricité. Ainsi, il faut émettre assez de nouveaux tokens en récompense de minage pour que cela reste rentable pour eux de participer au consensus. Sur un modèle PoS, les enjeux sont différents puisque les validateurs des blocs n’ont pas de coût de fonctionnement. Ainsi le nombre d’ETH émis en récompense devrait être divisé par près de 10. Limitant ainsi l’inflation de token et augmentant mécaniquement sa rareté. Cela devrait donc avoir un impact positif sur les prix à long terme.

D’autres ne sont encore que des suppositions :

    • Le sujet de la sécurité revient souvent sur le tapis. C’est d’ailleurs une inquiétude autant des détracteurs d’Ethereum que de certains de ses fidèles. Le consensus de PoS a moins été éprouvé que le PoW qui tourne sur Bitcoin depuis près de 15 ans.

Concernant les investisseurs détenant de l’ETH cela n’aura aucune incidence sur leurs jetons. Les mineurs sont déjà prêts depuis plusieurs mois maintenant. Par le principe de la chaîne la plus longue la transition se fera automatiquement, sans besoin d’intervention humaine.

La roadmap

C’est un aspect technique lié à la difficulté de minage/création de bloc qui déterminera quand est ce que cette transition se fera. Lorsque la Total Terminal Difficulty (TTD) atteindra 58750000000000000000000, le dernier bloc sera miné en PoW et la migration se fera vers du PoS. C’est pourquoi il a été si difficile ces derniers mois de définir exactement quand est ce que cette transition aura lieu, car elle dépend d’un élément technique.

Néanmoins maintenant, à moins de 24 heures de l’événement, le moment est déterminée bien plus précisément. C’est prévu pour cette nuit en France, le 15 septembre 2022 vers 5 heure du matin. De nombreux media et site internet affichent même depuis plusieurs jours un compte à rebours.

Cette transition est planifiée depuis les prémices d’Ethereum. Dès 2014, avant même le lancement d’Ethereum, Vitalik Buterin, un des co-fondateurs de la blockchain, a publié un article sur le site de la Fondation Ethereum à propos du Proof of Stake. Il mentionnait alors déjà la possibilité de migrer vers ce type de consensus à l’avenir.

The Merge n’est qu’une étape, mais non des moindres dans la transition d’Ethereum. Selon Vitalik, une fois The Merge réalisée Ethereum ne sera qu’à 55% de développement. Les étapes suivantes nommées The Surge, The Verge, The Purge et The Splurge auront pour objectifs de rendre la blockchain plus scalable et d’améliorer la décentralisation. Le futur d’Ethereum n’est-il finalement pas de résoudre le fameux trilemme de la blockchain ?

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